nuages

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mardi 15 juillet 2008

De Viana do Castello à Portosim (Raconté par Noëlle)

Nous profitons de notre escale à Viana Do Castelo et pour se dégourdir les jambes nous avalons les 600 marches de l'église santa Lucia qui domine la ville et le port, puis petit resto sympa et pas cher.Viana, Vue de StaLucia

Le mercredi 4 juin on démarre à 4h15 par mer plate et ciel étoilé. Mais à peine sortis de l'embouchure nous prenons le vent à 15 nœuds de face et une bonne houle. On fait du yoyo au moteur et ce pendant au moins quatre heures. Malgré mon pantalon de ski, ma salopette et mes trois couches de polaire je sens la fraîcheur. La nuit n'en finit pas et je prends la queue de la grande ours comme cap. Le soleil se lève seulement à 7h30. Nous sommes obligés d'être très attentifs aux filets de pêcheurs, car avec la nuit et la houle nous ne les voyons qu'au dernier moment. Malgré le bruit infernal du moteur, j'arrive à dormir une heure dans la couchette. Cela ne va pas fort. J'ai un bon mal de mer qui s'installe. Comme remède, je reprends la barre un moment. Nous quittons les eaux portugaises pour rentrer en Espagne.

Puis Dring, alarme du moteur.

A 9h30 nous stoppons l'engin et nous voilà tirant de grands bords pour faire cap sur Bayonna. Vers midi trente nous les appelons, mais notre panne ne les émeut pas : « The Port is Full » débrouillez vous…

Courage, nous mettons cap sur Vigo. Les marineros du port contactés par téléphone, plus sympas, s'engagent à nous aider.

L'entrée du port n'est pas facile à trouver, coincée entre deux quais de cargos (Vive le GPS !). Le zodiac nous tracte jusqu'au ponton.

Arrivés à 17h30, formalités d'usage, et repos bien mérité. La douche sera pour demain.

Nous prenons rendez-vous avec un mécano Volvo pour le lendemain 9h. Vigo est une grande ville vivante.Vigo, hommage au pulpo

La panne est détectée, mais nécessite 4 heures de travail. Il s'agit de changer les joints de l'échangeur du circuit d'eau de refroidissement et de le nettoyer.

Soulagement de l'équipage. Les tapas nous réconfortent de ces émotions !Vigo, tapas

Le lendemain vendredi 6 nous partons à l'aube et serrons les côtes des îles de Cies (parc naturel et refuge d'oiseaux).

Le vent prévu à 10 nœuds est à 20 et toujours de face ! La pêche n'est pas pour aujourd'hui. Nous tirons un long bord au large, le bateau marche à 6 nœuds, des dauphins nous accompagnent. Il fait très beau mais pas très chaud.

Nous arrivons sur Portosin au fin fond de la ria (fjord espagnol) des Muros. Les côtes sont montagneuses et boisées.

Nous accostons vers 17h, juste avant que le vent se lève à plus de 25 nœuds. Il soufflera toute la nuit.

Après inspection du moteur, c'est le découragement, car toute l'eau du circuit de refroidissement est dans les fonds. Le moteur a du commencer à chauffer.

Malgré tout le départ est prévu pour le lendemain matin très tôt.

Mais à 3h30 le vent n'a pas molli, à 4h30 non plus. Nous décidons de rester pour réparer le moteur. On se recouche.

La nuit porte conseil puisque avant d'appeler le mécano, nous faisons tourner le moteur et détectons rapidement une bonne fuite sur le collier de serrage mal remis par le mécano de Vigo. Réparation simple à notre portée !

Cela mérite bien un petit resto et un tour de vélo pour l'après midi.Portosin, la plage

Noelle Daniel (à la typo)

De Cascais à Viana de Castelo en passant par Lexois (Porto)

A Cascais je passe cinq nuits pour attendre les bons vents. J'en profite pour une journée à Lisbonne y goûter le plaisir de gravir les collines à bord des vieux trams dans les petites rues, se balader dans les ruelles en escalier et y decouvrir des toits d'église qui se découpent sur le Tage. Tram à Lisbonne Eglise sur tage à Lisbonne A Cascais je rencontre un couple de 45 ans environs qui commencent leur tour du monde. Ils ont tout vendu en France et ne savent pas pour combien de temps ils partent... Un voisin de ponton portugais, me prenant pour un marin expert, me demande des conseils car il a un mat qui penche d'un côté... Finalement la météo prévoit des vents favorables au SW pour le mercredi 28. Il s'agit d'un front froid avec une bascule des vents ensuite au NW. Arnaud prévoit la bascule pour la nuit et prévoit que les vents souffleront entre 25 et 30 noeuds. Les autres modèles prévoit la bascule plus tard et des vents plus faibles. Qui vivra verra. Le 28 à 7h je quitte Cascais, rassuré car je vois un bateau qui quitte à la même heure dans la même direction. Le vent est faible je reste au moteur. Je mets les voiles pour passer le cap da Roca qui est l'extrémité ouest du continent Européen. Maintenant je metrrai un peu d'est dans mon cap. La houle est importante aux environs de trois mètres. Le vent monte petit à petit, 17 noeuds, à 19h 25 noeuds dans les rafales je prends un ris, à 21 h 25 noeuds établis je prends le deuxième ris et roule une bonne partie du génois. Je pense me diriger alors vers un port, mais le guide indique que l'entrée peut-être dangereuse par fort vent. J'essaye d'appeler le port pour savoir ce qu'il en est. Pas de réponse. Je décide donc de continuer vers le Nord vers Porto. A minuit le vent est à plus de 30 noeuds. J'affale la grand voile et garde un peu de génoiis. La mer est forte (Creux de 3m50). La visibilité est trés réduite. Au radar, je vois arriver un rideau de pluie. Quand cela me tombe dessus, c'est une pluie d'une extrème violence. Je m'enferme à l'intérieur, et surveille au radar si d'autres bateaux sont à proximité. Heureusement le pilote automatique assure bien, et il n'y a pas de trafic aux alentours. Je jette un coup d'oeil vers l'arrière: on se croirait dans ces films de décor où tout est exagéré: le vent , la pluie, les vagues, le bruit du vent et de la mer et de la pluie. Brusquement et juste après la pluie le vent se calme et passe au NW, c'est la bascule annoncée par Arnaud. Le vent passera au SW et montera jusqu'à 20 noeuds, c'est l'idéal. Cela me permet de dormir un petit peu. J'arrive a Lexois (banlieue de Porto) le 29 mai vers 17 heures un peu fatigué. A Lexois, j'attends Noelle. J'en profite pour manger du poisson grillé et surtout des sardines.

Noelle arrive le dimanche. Nous visitons ensemble Porto. Sur les conseils de Rodriguo nous allons dans les caves déguster le porto, nous marchons de long en large et de haut en bas. Porto, le pont Le lundi 2 juin, nous profitons d'une accalmie des alizés portugais, pour larguer les amarres et filer vers le Nord. C'est une navigation tranquille au moteur puis à la voile, par beau temps mer plate. Nous apercevons beucoup de dauphins. La ligne de traine casse, peut-être un trop gros poisson. Nous arrivons dans l'après midi à Viana do Castillo, qui devrait être notre dernière escale portugaise. Nous sommes un peu surpris par une passerelle pivotante au dessus de l'entrée. Cette passerelle n'est pas indiquée sur notre carte. C'est une petite ville très agréable qui a du être riche avec beaucoup de constructions en granit.Viana do Castelo L'équipage va bien

Noelle Daniel

De Cadix à Cascais (prés de Lisbonne) en passant à Vila Moura

Après avoir quitté Sébastien samedi, il faut se remotiver pour partir seul. La météo ( avec Arnaud) ne prévoit pas un départ avant lundi aprés midi. Promenade dans Cadix, lecture (autobiographie d'Angela Davis écrite à 30 ans. Qu'est-elle devenue ?). Je fais du WiFi sur la place Mina à la terrasse d'un café. C'est sympa, beaucoup de jeunes se connectent avec leurs portables sur le WiFi de la ville.Café et WiFi à Cadix Dans les petites rues, on me propose du hash. Je dois paraitre vieux routard!. Le lundi matin le vent faiblit un peu. Je m'interroge sur un départ imminent. Je vais sur la jetée regarder l'état de la mer et du vent. C'est toujours fort, surtout la mer est forte (Cadix fait un entonnoir). Ces hésitations de départ, quand la situation est limite, minent un peu le moral : anxiété d'un départ avec des conditions trop fortes, ou regret de ne pas être parti alors que cela s'avère de bonnes conditions. Bref je décide d'attendre encore que cela baisse. Bien m'en prend, l'après midi cela se renforce. J'attends l'accalmie jusqu'à 22h. Je me couche et décide de ne partir que le lendemain mardi. L'accalmie viendra à 3h du matin.

Je démarre à 8h le mardi 19. C'est dur de larguer les amarres, mais cela va tout de suite mieux. Deux heures de moteurs pour se dégager de l'entonnoir de Cadix. puis le vent se met au SW à force 4. C'est un régal: le bateau glisse à plus de 6 noeuds. Par contre j'ai un courant contraire tout au long. Je vise Lagos. le moral est au beau. Quelques petites averses de front froid (j'imagine.) La visibilité est réduite. Puis le vent refuse. Je ne vise plus Lagos. Je me détourne d'un chalutier visiblement pressé de rentrer au port. Un peu aprés, vers 18h30 je rentre dans les eaux portugaises et hisse le pavillon de courtoisie portugais. A bientôt l'Espagne. Le vent tout en refusant monte d'intensité à 20 noeuds. Je prends un ris. La bosse lâche, je prends donc le deuxième ris. Je ne le regretterai pas. Je me fais rincer par une vague (puis par plusieurs, mais la première est toujours la plus traîtresse). Un peu avant la nuit je vire de bord pour tirer au large. Le vent monte. La pleine lune m'accompagne toute la nuit. Cela rassure cette lumière qui s'étale largement sur les vagues. La nuit est vraiment inconfortable. Le bateau est chahuté, il tape fort dans les vagues. Sur ce bord le vent adonne au fur et à mesure. Le bateau prend alors de la vitesse (7 noeuds) et tape encore plus fort. Il faut corriger le cap du pilote pour le ramener à un cap de prés plus serré. Le bateau a 2 ris et le génois en partie roulé. Le vent atteint 25 noeuds par moments. Je ne peux pas dormir. Heureusement que je sais que le vent va baisser. Vers 4h le vent faiblit. Je n'ai guère avancé, car le vent ayant adonné je me retrouve quasiment aussi loin de mon but. A 5h voulant remettre le moteur, une panne m'oblige à le stopper. Au lever du jour, calme plat, sans moteur, à plus de 20 miles de tout port. Aprés une nuit musclée, ras le bol ! Puis un peu d'air se lève force un et de face !. Je vais passer ma matinée à tirer des bords dans un vent qui montera au fur et à mesure. Je préviens le port (Vila Moura) que j'arrive sans moteur. En arrivant dans l'avant port, il y a deux zodiacs qui m'attendent. Un des marineros monte à bord pour aider à la manoeuvre, le zodiac me tire. Ouf le bateau est amarré. Super accueil. Je suis vraiment soulagé. Le mécano mettra une demi heure à me réparer: purge et décrassage du syphon. Les marineros et le mécano seront les seuls portugais que je verrai à cette escale. Vila moura est une ville anglaise dans le portugal. Même les serveuses du restaurant sont des anglaises (ou américaines). C'est complètement artificiel. A éviter. Je suis fatigué et me couche tôt. Le lendemain jeudi 21 départ à 9h, je salue un pécheur qui vient d'attraper une magnifique dorade depuis la jetée du port. Il n'y a pas de vent. La mer est plate. Je vois un super vol d'un poisson volant, le long du bateau, qui se termine par un plongeon à l'horizontal. Un grain passe à droite, un deuxième à gauche. Le troisième pour moi. Au passage du cap Sa Vicente grand coup de sirène depuis le phare. Inquièt je me demande si on veut me prévenir d'un danger imminent. Je réduis les gaz, plonge sur la carte du GPS. Rien à signaler. Peut-être me salue-t-on? En fait c'est la corne habituelle du phare.Cabo San Vicente De ce côté la côte est plus sauvage. Une côte de falaises et la houle qui se fracasse dessine une ligne blanche. Le ciel donne tous les tons de gris. Le vent se lève au SW. Je mets les voiles à 18h. Attendant une bascule de vent au NW qui doit être forte (d'après Arnaud) je mets le cap plus à l'ouest en espérant atteindre Sines. J'apercois beaucoup de dauphins qui font route à la perpendiculaire à la mienne. Ils viennent faire un tour sous le bateau et s'en vont. cela dure toute la soirée et le lendemain matin. Coup de téléphone satellite quotidien à Noelle à 20 h. Le vent monte à 20 noeuds et un peu plus. C'est un régal le bateau avance bien. J'ai enroulé une partie du génois. Je regrette de ne pas avoir pris de ris. Mais j'évite si possible d'aller en pied de mat la nuit quand il y a de la houle. C'est tellement agréable d'avoir du bon vent dans la bonne direction que je décide de continuer jusqu'à Cascais. La houle est forte plus de 2m de creux. Je ne dors pas. Je n'ai apercu qu'un seul bateau trés loin dans la nuit. La lune était derrière les nuages. Le bateau va vite. Mais à 6h le vent bascule de 130 degrés vers le NW et tombe (La véritable bascule aura lieu en fin d'aprés midi). Moteur dans la grosse houle. Je prends 3 fois 20 mn de repos somnolents. Il fait gris, il pleut. J'en ai marre, j'aimerais être arrivé. J'arrive au port à 14h. Cascais est une petite ville agréable. Il y a aussi beaucoup de touristes anglais ou américains, mais cela n'a pas le côté artificiel de Vila Moura. Quelques bateaux de pêche sont au mouillage devant la ville avec de belles couleurs associées au passage de la petite dépression.cascais, pécheurs au mouillage Les rues sont étroites et animées. je pense repartir le lendemain samedi. Je me couche tôt, aprés avoir dégusté des sardines grillées. Le samedi matin (aujourd'hui) lever à 5h. Mais la météo annonce que le vent sera nord avec une houle de 3m50. Je me recouche.

Voila je suis dans un cyber. Il pleut puis il fait du soleil. C'est déjà un peu la bretagne, mais encore du chemin à tracer.

Daniel

De San Jose à Cadix en passant par Caleta de Velez, Marbella et Tarifa

A san Jose, bloqués par les vents contraires trés forts (40 noeuds soit pres de 80 km/h relevés au port abrité) nous en avons profité pour aller visiter Almeria (en particulier l'Alcazaba, ancienne ville fortifièe du temps de lìslam en espagne, avec jardin remparts, eau jaillissant de fontaines et circulant dans des petits ruisseaux, remparts et vue sur la mer). Nous avons aussi marché pour atteindre une vielle tour sur un sommet avoisinant le port. Sommet à San Jose Nous assistons au retour de la pêche à la liche. Les pécheurs posent un filet à entonnoir pendant plusieurs semaines (sujettes à autorisation). régulièrement, un plongeur descend voir s'il y a beaucoup de poissons. Quand ils jugent qu'il y en a suffisemment, ils relèvent le filet, prennent les liches et remettent le filet. Le bateau , à leur retour, est couvert de supoerbes liches. (Cela fait un peu massacre de voir une petite barque avec autant de poissons). Retour de peche à san Jose Nous avons vu les serres à perte de vue près d'Almeria, dans lesquelles des tomates poussent en plein désert en épuisant les nappes phréatiques. Le lundi 12 mai nous quittons San Jose. La navigation le long du cabo de gata offre la plus belle côte que l'on a vu pendant ce voyage. Des collines désertiques au bord de la mer. Capbo de Gata Nous prenons très vite une bonite, aussitôt cuisinée, puis rangeons la ligne. C'est du moteur quasiment ininterrompu. Le vent monte dans la nuit toujours de face, levant une petite mer hachée. Le bateau va lentement en tapant dans les vagues. C'est vraiment pas la joie. Nous effectuons nos quarts. Il est impossible de dormir dans la couchette avant. A l'arrière nous arrivons un peu à nous endormir, malgré le bruit du moteur. Sébastien a du mal à digérer la bonite péchée ce matin. Moi même je ne suis pas très bien. Nous décidons au matin de nous dérouter vers le port de Caleta de Velez, où nous nous dirigeons sous génois et arrivons à 10h30 le 13 mai. Sébatien prend un billet de retour pour samedi 17 à partir de Cadix, car nous savons qu'aprés le temps perdu, nous n'arriverons pas à temps à Lisbonne pour le vol qu'il avait initialement prévu. Nous nous couchons tòt pour récupérer de cette nuit éprouvante. Le lendemain (mercredi 14) nous quittons tòt le port (6h15) afin de profiter un maximum de la période sans vent de face. On met le cap vers Gibraltar en décidant de s'arréter quand on en aura marre. On ne veut pas se refaire une navigation toute la nuit au moteur avec le vent et la mer de face. Le coeur n'est plus à la pèche à la bonite. Il faudra attendre quelques jours pour que Sébastien remette la ligne à la traine. On apercoit des rapaces qui migrent et qui arrivent du maroc. Bientòt la còte Africaine nous apparait dans la brume à l'horizon. Nous nous arrètons à Marbella que nous rejoignons à la voile avec un ris à 18h45. Nous passons la nuit le long du poste à essence. C'est gratuit, cela nous évite des manoeuvres et nous facilite le départ matinal. Le jeudi 15 nous partons encore plus tòt que les autres matins (5h45) et naviguons vers le rocher de Gibraltar (la pointe Europa). A l'approche du rocher nous avons droit à un festival de 10 dauphins s'amusant dans la vague d'étrave. Sébastien prend une photo et l'envoit à Judith en temps réel. Nous passons la pointe Europa à la voile .
rocher de Gibraltar

Puis moteur. Il y a beaucoup de cargos au mouillage, un cargo coulé dont on n'apercoit q'une cheminée et le haut du chateau. Il y a beaucoup de trafic dans le rail, beaucoup de trafic aussi entre les ports d'Algeciras, Gibraltar et l'afrique. Nous devons exercer une veille constante: Nous nous détournons pour laisser passer un ferry. Un gros cargo quittant son mouillage passe le long de notre bateau à une petite centaine de mètres. C'est impressionant. L'heure n'est pas idéale pour se lancer dans le détroit car le courant sera contre. Mais le vent lui aussi étant contre (force 3 à 4), nous aurons une mer plate. Nous décidons donc de nous lancer dans le détroit, que nous effectuerons avec un record de lenteur. Le courant atteignat plus de 3 noeuds, nous avancons longtemps à 1,8 noeuds (cela fait 3,3 km/h moins vite qu'un piéton). Et c'est vers 18h que nous arrivons à Tarifa (extrémité ouest du détroit et ville la plus au sud de lèspagne continentale, haut-lieu des surfeurs et kite-surfeurs) où nous mouillons dans l'avant port.
Tarifa
Nous avons une vue imprenable sur le détroit, sur son trafic interrompu de cargos porte-contenaire et autres ferry, et sur l'Afrique. Nous nous couchons tòt contents d'avoir le détroit derrière nous. Le 16 nous partons encore plus tôt 5h30, pour pouvoir profiter au maximum des courants favorables des marées. Plus de 80 bateaux de pécheurs démarrent en même temps que nous.
Detroit la nuit
Certains sans feux de routes. Il faut ètre vigilants. Très vite notre route s'éloigne de la chenille lumineuse des chalutiers: Puis c'est un bon vent qui nous fait mettre les voiles. Le vent plus le flot (courant de la marée montante) nous poussent à 8 noeuds. On apercoit des vols de fous de bassan ( qui migrent ?), Sébatien pèche deux petits maquereaux qu'il rejette aussitòt. On se prépare pour des grains sur le cap Trafalgar. Nous n'avons en fait qu'une petite averse. Le vent tombe. Le temps est mou, il fait chaud, sous l'effet de somnolence ou de pensées intérieures trop profondes, l'attention se relache et nous passons à toucher une bouée de filet de pècheur. Nous avons eu chaud. Nous apercevons aussi des gerbes dans l'eau et une fusée. Nous sommes contactés par un sémaphore qui croit que nous sommes en détresse. En fait nous pensons que ce sont des exercices de tirs. Nous arrivons à 16h45 à Cadix, dernière escale pour Sébastien.



Tour en ville ou nous apprécions l'ambiance dans des petites rues commercantes ou populaires. Sébastien nous offrent un super restaurant : charcuterie ibérique, sèches, poulpe à la gallicienne, soupions frits. (Merci toche).



Aujourd'hui samedi 17 nous avons fait la toilette du bateau qui en avait bien besoin. Et c'est le coeur gros que j'ai accompagné Sébastien au car pour l'aéroport. Nous avons fait un bon équipage. Lui très calme, cherchant à comprendre et comprenant très vite, lui le déchiffreur des bulletins Navtex de météo, celui à qui je faisais pleinement confiance me permettant de dormir pendant ses quarts. Sébastien n'est pas du matin. Aux aurores, il me regarde m'activer pour préparer le petit déjeuner. Le soir, au port, c'est moi qui décompresse et le regarde préparer le repas.



C'est bien de pouvoir partager ces moments et cette expérience avec un de ses enfants (merci Seb)



Maintenant il va falloir que je me réhabitue à naviguer tout seul. Pour l'instant les vents ne sont pas favorables. Je vais en profiter pour visiter Cadix.






Daniel

De Barcelonne à San Jose en passant par Ibiza et Carthagene

Coucou à tous, Voila donc la suite du voyage. Sébastien est venu s'installer à bord le vendredi 2 mai au soir, au revoir à Judith et ses parents aprés un repas sur le bateau. Le lendemain départ matinal avec les premières lueurs du jours. Le vent n'est pas au rendez-vous et c'est au moteur que nous quittons Barcelonne pour Ibiza. Les lumieres de barcelonne disparaissent avec le jour, nous apercevons la "Sainte Famille", passons devant les porte containers en attente devant le port. Aprés c'est moteur moteur moteur. La mer est plate, plate désepérement plate et sans ride de vent. En quittant Barcelonne

Nous apercevons une dizaine de poissons lune, un gros dauphin genre globicéphale. Sébastien installe une ligne de pêche. Il sera bredouille sur cette étape. A bord on lit, discute. Sebastien se familiarise avec tout ce qui est sur le bateau (GPS, Navtex, pilote ...) On apercoit assez vite les montagnes de Majorque que nous laisserons sur notre gauche. Pour la nuit Sébastien prend les quarts de 20h à minuit et de 4h du mat à 8h. Moi de minuit à 4 heures.



En fait on sera assez souple dans les horaires, et nous arrivons à dormir d'un sommeil profond plusieurs heures, ce qui nous permet d'être en forme le lendemain. Lever de soleil sur Majorque Au lever du soleil, contejour sur majorque et Ibiza nous apparait toute rose. Un espadon fait 4 sauts a l'approche de la terre. Nous arrivons au port à 14h. Bonne douche et promenade dans les ruelles et sur le fort dominant la ville.

Ibiza

Le lendemain lundi 5 mai, départ à 9h30 (aprés avoir fait le plein de Gasoil) direction Cartagena. Au départ c'est moteur. A bord c'est farniente, lecture, veille pour vérifier qu'il n'y a pas de risque de collision avec d'autres bateaux. Pendant la nuit même rythme de quart. Quand je monte remplacer Sebastien, je le trouve avec 3 dauphins autour qui s'amusent dans la vague d'étrave du bateau. Quand ils nagent on dirait des torpilles luminescentes grâce au plancton qu'ils remuent. C'est un spectacle dont on ne se lasse pas. Le lendemain toujours du moteur. Pendant le petit déjeuner la ligne de traine remonte à la surface indiquant la prise d'un poisson. Ce sera une magnifique bonite d'un kilo.



Sébastien et la bonite
Nous la cuisinons aussitot à la catalane (oignons poivrons, tomates à la cocotte). Cela nous fera le repas du midi et du soir. Un peu avant le cabo de palos, le vent se lève enfin. Et c'est avec un force 4-5 que nous arrivons à Cartagène. La vue de mer fait penser à une ville trés industrielle (gaz, mines et carrières), et beaucoup de militaires. Le centre ville est charmant avec un mélandge d'architecture espagnole et anglais.Ruines à Carthagene

Nous resterons deux nuits pour laisser passer le coup de vent d'est. Aprés beaucoup de fi avec Arnaud, nous décidons de repartir jeudi 8 mai au petit matin, pour profiter de la fin du coup de vent d'est et d'éviter le coup de vent d'ouest à venir. C'est une navigation musclée : Vent établi à force 6, et force 7 sous les grains. La pluie sera quasiment continue, et nous aurons droit aux éclairs et tonnerre. J'avoue que je n'aime pas du tout, mais vraiment pas du tout, les orages en mer. (peur de se prendre la foudre).
Ciel gris
La visibilité est trés réduite. Heureusement nous sommes entre la terre et la route des nombreux cargos. Nous sommes mouillés jusqu'à la culotte. Nous n'avons pas installé la ligne de pêche, et nous nous sommes attachés toute la journée. Le bateau avance vite : 7 noeuds de moyenne (pointe à 9,5). Aprés onze heures de navigation nous arrivons dans le petit port de San Jose, juste avant le cabo de Gata avant Almeria. Nous savons (merci Arnaud) que nous aurons à rester 2 ou 3 jours pour laisser passer le coup de vent d'Ouest. Aujourd'hui vendredi, effectivement le vent s'est levé, et c'est attablé à la terrase d'un café, buvant une biere pression, au soleil, avec une connexion Wi-fi que je vous écrit. Sébastien en face de moi lit un livre.Vue de san Jose
Tout va donc bien.






Daniel et Sébastien

De Sète à Barcelonne

Etape effectuée en Solo



Aprés de nombreux contacts avec Arnaud, le départ a été fixé au vendredi 25 avril. La veille j'ai tout préparé le bateau et amarres. Un peu de stress .. Réveil à 5h. Attente des premières lueurs du jours. Le vent souffle dans la bonne direction n'est pas trop fort. Départ à 6h30 avec la nuit finissante et quelques pécheurs. Le bateau marche bien (6 noeuds et plus). Les lumières de Sete s'éloignent, le soleil se lève. Le moral au beau fixe. Navigation idéale, avec une mer plate et un vent de terre de 15 noeuds.



Puis le vent baisse, le bateau va moins vite. Je croise un ferry qui rentre sur Sète. Je lis et profite des lumières et des bruits du clapot sur le bateau. Dans l'aprés midi je serai obligé de mettre le moteur par intermittence car le vent faiblit souvent.



J'arrive en fin de soirée au cap Creus , à la voile en tirant un long bord à terre (car le vent refuse), et c'est accompagné d'une vingtaine de dauphins que je passe le cap sous un coucher de soleil magnifique, la mer en devenait violette. Magique. Coucher de soleil au cap Creus



Je me suis préparé pour la nuit : vétement chaud, lampe, vérificatrion que tout est à sa place sur le pont et à l'intérieur. J'ai pu trés peu dormir, car j'étais prés de la côte ce qui demande une veille plus attentive qu'en pleine mer. Je navigue de phare en phare, mais avec le GPS c'est beaucoup plus simple qu'avant. Jamais dormi plus de 20 minutes d'affilée. La nuit parait longue, longue .. Qu'il est agréable de voir les premières lueurs du jour.



Pendant la nuit et le début du jour, c'est alternance moteur, voile. Pensée particulière en passant devant Rosas. Ensuite c'est la pétole (ou calme plat) et ce sera moteur jusqu'a Barcelonne ou j'arrive un peu fatigué.



Au cours de cette étape j'ai vu à 3 ou 4 reprises des petits groupes de dauphins assez prés de la côte, 2 poissons lune, et un espadon qui a fait trois sauts juste devant le port de Barcelonne pour me souhaiter la bienvenue.



Quant on arrive sur Barcelonne par la mer, c'est d'abord un rideau de brume marron-violette de pollution qui masque tout.Puis on voit les gratte-ciels, et enfin la vielle ville et la Sainte Famille.



Aprés douche et petite sieste réparatrices, je loue un vélo et fais un premier tour dans Barcelonne. Beaucoup de monde sur le front de mer, sur la plage, sur les ports, dans les rues ... bref partout. Promenade dans le quartier gothique. Ce qui m'a le plus frappé c'est ce mélange des genres entre le gothique, le modernisme (de Gaudi) et le moderne. Cela donne une impression d'énergie.



Sébastien (mon fils qui vit prés de Barcelonne), Judith et ses parents sont venus à bord le dimanche midi.Séb, Judith et ses parents
J'ai passé plusieurs jours à finir des bricolages sur le bateau, et à visiter Barcelonne.



Maintenant avec Sébastien nous préparons la prochaine étape, en espérant que les vents nous seront favorables.

L'équipage

Le skipper : Daniel

Autoportait

Noëlle, m'a accompagné de Porto à Loctudy, 2 semaines aux Canaries, 6 mois aux Antilles, 2 mois des Açores à Marseille et souvent en Bretagne Noëlle, pourtant c'est l'été et il y a du soleil

Mathilde et Rodrigo de Fort de France au Marin en passant par les Grenadines Mathilde et Rodrigo

Judith et Sébastien du Marin à Fort de France en passant par la Guadeloupe.

René de Santa Cruz de Tenerife au Marin en Martinique.

Sébastien et Lionel de Lisbonne à Madère. LionelSebastien

Sébastien équipier de Barcelonne à Cadix. Sébastien devant le cabo de gata

Jean-Francois Yves et Joel pour une virée à Ouessant JeanFracois Yves et Joel

Nadia et Sébastien pour 10 jours autour des Glénan NadiaetSeb

Claudia Camille et Robert pour 3 ronds dans l'eau dans la baie de Loctudy et un apéro en Martinique Claudiaetrobert

Denis pour aller de Marseille à Port St Louis du Rhône Denis

Anne-Marie Geneviève et Bruno pour un réveillon et un tour dans le port de Sète AnneMarie Genevieve et Bruno

Arnaud équipier virtuel en charge de la météo. Arnaud travaille comme spécialiste meteo pour l'équipe Alinghi dans le cadre de la coupe America. Ses prévisions pertinentes fournies par téléphone ont été trés appréciées. Arnaud

Le bateau

Nuages est un feeling 1090 de 1989 acheté en novembre 2007. Les raisons du choix du feeling 1090 sont

  • le roof panoramique apportant clarté et possibilité de voir sur l'avant en étant à l'intérieur. (On est sur une terrasse plutot que d'être dans une cave.
  • une jolie carène, peut-être pas très moderne, mais belle au regard
  • cuisine en U, et aménagements intérieurs clairs et solides
  • une version 2 cabines permettant d'avoir un grand coffre arrière
  • bateau relativement agé rentrant dans mon budget

J'ai trouvé une occasion à Sète avec un petit tiran d'eau qui m'intéresse pour mes navigations en bretagne. Le bateau est équipé d'un radar, d'une capote neuve, d'un rail de mat Harken avec chariots à bille. Nuages à Marbella

Avant de le ramener en bretagne, j'ai effectué les travaux suivants :

  • installation d'un pilote automatique B&G et vérin Lecomble et Schmidt
  • pose d'un portique avec 2 panneaux solaires de 85 W chacun
  • remplacement des 2 batteries de servitude par 3 x 90 Ah.
  • remplacement des commutateurs de batteries et installation d'un répartiteur et d'un contrôleur de batteries
  • installation d'un GPS traceur Raymarine R435 avec carte Navionics.
  • installation d'un Navtex Furuno
  • installation d'un détecteur de radar Mer Veille
  • changement du mouillage par une Delta 16kg (ancre trouvée au fond de l'eau par François, plantée dans le sable avec la pièce de liaison ancre-chaîne tordue et ouverte. Comme quoi l'ancre accroche bien dans le sable. Avec ce genre d'ancre, il vaut mieux placer une manille lyre entre la chaîne et l'ancre pour pouvoir dormir sur ses deux oreilles).

Introduction

Nuages est un Feeling 1090 PTE acheté en Novembre 2007. Son port d'attache était Sète. La place de port que je lui destine est Loctudy dans le finistère.

Dans ce Blog, je publie un récit de la navigation de Sète à Loctudy effectuée en Mai et juin 2008, et de Loctudy à Trinidad en 2009-2010.

Le récit est constitué des mails destinés à ma famille, que j'ai envoyés en cours de route.

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